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Le doigt à ressaut est une pathologie fréquente et bénigne qui se déclare fréquemment vers l’âge de 50 ans et de préférence chez les personnes ayant des activités manuelles à répétition.

Cette pathologie va entraîner un blocage intermittent du doigt en flexion avec sensation de « claquement »  lors du déblocage correspond au ressaut. Le problème est que ce blocage devient gênant mais surtout douloureux. Il s’agit d’un conflit entre un tendon qui permet de fléchir le doigt et la poulie A1 de votre doigt. Mais qu’est ce qu’une poulie ?

Vos tendons coulissent naturellement le long de l’os afin de permettre au doigt de bouger. Ces tendons prenant leur origine à l’avant bras, il leur faut un système de maintien contre l’os qui leur permettent de ne pas dévier de leur axe et de rester bien plaqué à l’os. Les poulies sont ce système d’arches fibreuses qui entourent les tendons fléchisseurs et permettent leur bonne coulisse et évite l’effet corde à arc.

Une inflammation du tendon, une poulie qui s’est épaissit ou encore un nodule synovial du tendon dit sont les causes de cette maladie. Il s’agit d’un problème contenu-contenant : pour passer l’obstacle de la poulie A1 vous devez avec votre autre main décoincé le doigt et donc faire passer le tendon.

Le docteur Rémi Foissac réalise cette intervention de chirurgie de  la main sur Nice à la clinique Saint-George

Quels traitements ?

Médical

Port d’une orthèse permettant la mise au repos du doigt associé à un traitement contre la douleur. Un arrêt de travail de quelques jours peut être prescrit le temps de passer le cap douloureux.

Infiltration à la consultation et sous anesthésie locale d’un corticoïde retard qui va avoir une action anti-inflammatoire puissante. On peut répéter deux à trois ces infiltrations si elles s’avèrent efficace initialement.

Chirurgical

Il s’agit d’une intervention bien codifiée. Elle a pour but d’ouvrir complétement cette poulie afin de libérer le tendon et d’arrêter le conflit « poulie-tendon » et de retirer un éventuel nodule synovial.

Cette chirurgie est réalisée sous anesthésie locorégionale, c’est à dire que l’anesthésiste endort le bras en faisant une ou plusieurs piqures sélectives dans l’aisselle.

Le chirurgien réalise une incision de 1,5 cm dans la paume de la main, libère la poulie après avoir protégés les nerfs sensitifs de la main.

L’intervention dure 10 minutes, les points de suture sont résorbables.

Un arrêt de travail d’une dizaine de jours vous ait prescrit

Les suites post-opératoires

Un pansement épais initial est gardé pendant 48h.

Il faut faire attention à ne pas mouiller le pansement. Dès que le bras se réveille, dans les heures suivant l’intervention, vous devez vous rééduquer en pliant et en ouvrant tous les doigts de la main. Cet exercice doit être indolore et effectué à plusieurs reprises dans la journée par période de 10 minutes.

A 48h le chirurgien retire le pansement et vérifie le bon déroulement de la cicatrisation. Un petit pansement sec est placé sur la plaie

A 1 mois il n’y a plus de gêne et le patient devra s’attacher à bien masser sa cicatrice afin d’éviter l’apparition d’adhérences qui peuvent entrainer un inconfort ou une extension incomplète.