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À la recherche de l'excellence chirurgicale...

La chirurgie de lifting crural ou lifting de la face interne des cuisses s’adresse aux patientes et patients présentant de la peau et du gras en excès sur leurs cuisses. Classiquement, on retrouve des plis de la peau importants à cet endroit et parfois des cuisses jointives (qui se touchent) quand le ou la patient(e) se trouve en position debout. Les personnes ayant cet excès n’osent généralement plus se mettre en maillot de bain à la plage, trouvant leurs cuisses inesthétiques.

L’intervention va consister à retirer le gras en excès dans un premier temps, comme lors d’une liposuccion, puis à enlever la peau en trop. Il s’agit d’une intervention longue car la liposuccion doit être réalisée sur la face interne des cuisses et sur les zones où il existe un excès.

Le relâchement de la peau est dû à l’effet de la gravité et à la perte de l’élasticité de la peau. Cela peut être dû simplement au temps qui passe ou le plus fréquemment dans le cadre d’un amaigrissement massif, soit après un régime ou une chirurgie d’amaigrissement (anneau gastrique, by-pass, sleeve gastrectomy…).

Trois cicatrices sont possibles :

Une horizontale dans le creux inguinale: elle a l’avantage d’être cachée; elle ne s’adresse qu’à des patients ayant un petit excès que l’on peut corriger complétement en tirant la peau vers le haut. Le problème est qu’avec le temps, la cicatrice a tendance à descendre et à se retrouver visible sur la partie haute de la cuisse.

Une verticale allant du genou jusqu’à la racine de cuisse : c’est la cicatrice de référence. Même si elle est longue, elle apporte une correction optimale de l’excès de peau et n’est presque pas visible en théorie quand la patiente est debout car cachée à la face interne des cuisses.

La combinaison des deux cicatrices : qui permet de corriger les excès les plus importants.

L’intervention est complexe et ne se résume pas au simple retrait de la peau en excès. Il faut, en effet, éliminer tout le gras restant sous la peau afin de préserver les lymphatiques et d’éviter des complications post-opératoires à type d’écoulements (lymphorhée).

Cette intervention peut être reconnue par une prise en charge sécurité sociale après examen par le médecin conseil de la sécurité sociale.

Le docteur Rémi Foissac réalise cette intervention de chirurgie esthétique et réparatrice sur Nice à la clinique Saint-George

La consultation

Elle a pour but de faire connaissance avec votre chirurgien et qu’il vous apporte toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser. Il est important que lors de cette consultation une relation de confiance, un feeling naisse entre vous et votre chirurgien.

Lors de cette consultation, le chirurgien va relever vos antécédents, faire un examen de vos bras, rechercher des zones de surcharge de gras et prendre des mesures en vue de la chirurgie. Une information complète sur la technique, l’intervention, les suites, les risques/complications… vous sera donnée.

Des photos pour votre dossier médical seront prises et une date opératoire sera programmée. II vous sera remis également la fiche d’informations de la société française de chirurgie plastique sur l’intervention que vous devrez lire attentivement. A la fin de la consultation, le chirurgien vous remettra une feuille de dépassement d ‘honoraires sur le détail du prix de l’intervention. En fonction de votre mutuelle, les dépassements d’honoraires peuvent être pris en charge de façon partielle ou totale. En cas de demande purement esthétique sans possibilité de prise en charge, une deuxième consultation esthétique sera nécessaire avec un délai de réflexion de 15 jours.

L’anesthésiste qui vous endormira vous verra en consultation et au besoin vous demandera des examens complémentaires avant votre intervention.

Suites post-opératoires

Les redons sont retirés le lendemain de l’intervention. Il faut faire attention à éviter la macération et la contamination de la plaie par les urines. De ce fait un urinal féminin vous est prescrit pour éviter de salir le pansement. Si le pansement est souillé il faudra alors refaire le pansement.

Une infirmière passera deux fois par jour (matin et soir) refaire le pansement afin qu’il reste propre et sec pendant 15 jours. Les mouvements d’écartement des cuisses sont à proscrire complétement durant les 3 semaines suivant l’intervention. Des piqures d’anticoagulants seront réalisées pendant 15 à 20 jours pour diminuer le risque post-opératoire de phlébite. Une fois de retour à la maison, il faudra régulièrement se lever et marcher.

La gaine est à porter de façon stricte le premier mois. La porter un mois de plus permet d’améliorer le résultat final. Des rendez-vous de contrôle 2 jours, 15jours, et 1 mois après l’intervention seront prévus pour assurer le suivi.

Questions fréquentes

Combien de temps avant de retravailler ?

Il faut compter 20 jours sans travailler. En effet l’intervention est longue et il faut un temps de récupération. De plus la cicatrisation est un peu plus longue du fait de la macération fréquente dans la partie haute et interne de la cuisse.

Quels sont les critères de prise en charge par la sécurité sociale ?

Ils sont assez vagues, il est inscrit dans l’intitulé : « chirurgie réparatrice : – après amaigrissement pour obésité morbide, – dans les suites de la chirurgie bariatrique, – en postopératoire ou – en post gravidique ». De ce fait tout patient ayant eu un amaigrissement important et/ou des grossesses ayant abimé les cuisses peut être examiné par le médecin conseil de la sécurité sociale.

L’intervention est-elle douloureuse ?

En pratique non, il s’agit d’une chirurgie des tissus mous. Elle peut être douloureuse si un temps important de lipoaspiration a été effectué. Il s’agit plus d’un inconfort dû à des cicatrices à la face interne des cuisses et à la nécessité de ne pas écarter les cuisses. De plus, le fait d’uriner dans un urinal et d’avoir des soins de pansements deux fois par jour est inconfortable.

Mes cicatrices sont-elles visibles ?

La cicatrice se trouve à la face interne des cuisses. De ce fait, quand vous êtes debout et droit, la cicatrice ne se voit pas ou très peu. Au niveau inguinal, la cicatrice est cachée dans le maillot de bain ou la culotte.

Quels sont les risques de cette intervention ?

La complication la plus redoutée est la phlébite compliquée d’une embolie pulmonaire. Le flux sanguin forme des caillots au niveau des veines du mollet ou de la cuisse. Ces caillots peuvent alors migrer jusqu’aux poumons et être à l’origine d’une embolie des artères pulmonaires. Le traitement de ces complications est essentiellement préventif par le port de bas de contention pendant l’intervention et 7 jours après, par le lever précoce après l’intervention, et enfin par la prescription de médicaments anticoagulants à dose préventive. L’emploi de ces différentes mesures préventives rend cette complication exceptionnelle.

La désunion de cicatrices n’est pas une complication en soit car de petites zones de désunion près du pli inguinal sont fréquentes étant donné que le patient est assis ou allongé et qu’il appuie et fait transpirer ses cicatrices. Des petits soins de cicatrisation dirigée ou une reprise des zones en désunion sous anesthésie locale permettent de régler le problème.

L’apparition d’un hématome qui correspond à la formation de caillots de sang. Ils sont dus au saignement d’un vaisseau sanguin après l’intervention alors que rien ne saignait lors de la fermeture de la plaie. En cas d’hématome important une ré-intervention chirurgicale est nécessaire.

L’infection: elle survient le plus souvent dans les 7 jours après l’intervention. Elle se traduit par l’apparition d’une inflammation et d’une douleur au niveau de la cicatrice. Le traitement peut être local en consultation avec des pansements, plusieurs fois par jour, destinés à nettoyer la cicatrice. Une ré-intervention peut parfois s’avérer nécessaire quand les pansements sont inefficaces.

L'intervention

Elle est réalisée en hospitalisation d’une ou deux nuits.

Elle est toujours réalisée sous anesthésie générale. Il faut compter une durée d’intervention totale de 2h à 2H30. Le patient rentre à la clinique le matin de l’intervention, à jeun, soit à 6h30 soit à 12h30.

Lorsque vous aurez fait la douche pré-opératoire, le chirurgien viendra dans la chambre pour réaliser les dessins préopératoires qui lui serviront à réaliser au mieux votre intervention.

Vous descendrez ensuite au bloc opératoire où l’anesthésiste et les infirmières de bloc opératoire s’occuperont de vous. L’intervention débute par une liposuccion de la zone où l’on va retirer la peau. On peut en profiter pour aspirer la graisse présente sur la culotte de cheval ou sur la face antérieure des cuisses. Une fois la graisse retirée, on peut alors retirer uniquement la peau en excès en laissant en place les canaux lymphatiques qui permettent d’éviter l’apparition de collection ou d’écoulement post-opératoire. La peau est suturée minutieusement en plusieurs plans par des fils résorbables. Des petits redons seront laissés en place durant les 24 premières heures.

Une gaine (panthy) est mise en place et du froid est appliqué sur les zones de liposuccion.