logo

À la recherche de l'excellence chirurgicale...

Les kystes sébacés sont très fréquents et résultent d’une glande sébacée (présente à la base de chaque poil) qui se bouche et qui va donc sécréter du sébum sans que celui-ci puisse être évacué.

Ainsi, la sécrétion va se retrouver bloquée sous la peau et créer un kyste qui aura tendance à grossir avec sa paroi propre. C’est un peu la même chose qu’un « point noir » sauf que la sécrétion ne peut s’évacuer par un pore de la peau.

Il s’agit d’une tumeur complètement bénigne et qui peut survenir soit spontanément, soit après manipulation sur un bouton ou un poil. Lors d’une baisse de l’immunité (angine, grippe…), ces kystes peuvent se surinfecter, donnant un aspect inflammatoire, douloureux, avec une sécrétion de sébum par la peau (pertuis).

La présence d’un kyste ne signifie pas retrait systématique car une partie de ces kystes peuvent régresser durant la première année après leur formation.

Ces kystes peuvent être retirés :

Quand ils sont gênants pour le patient (kyste du dos, du lobe de l’oreille…) 


Quand ils sont inesthétiques : kyste du visage, du thorax…


Quand ils ne régressent pas au bout d’un an et qu’ils sont gênants


Quand ils ont eu des épisodes de surinfection

Un kyste en phase inflammatoire (surinfection) ne doit pas être enlevé. En effet il existe un risque de retrait incomplet et de récidive du kyste.

Face à un kyste abcédé, il faut faire des soins de pansement quotidiens et mettre en place un traitement antibiotique. Une fois le kyste complétement « refroidi » (en général 2 mois après), on pourra en pratiquer l’exérèse.

Le kyste sébacé est à différencier du  kyste synovial qui correspond à une poche de liquide située sous la peau et développée aux dépens d’une articulation ou de la gaine d’un tendon. Ces kystes synoviaux peuvent être la source d’une gêne voire de douleurs de la main et du poignet.  Un kyste synovial est une affection bénigne sans gravité qui ne justifie d’aucun traitement particulier en absence de gêne.

Ces kystes doivent être retirés par un médecin en ayant l’habitude et qui enlèvera complétement la paroi du kyste. Sinon la récidive est très fréquente avec souvent un kyste qui devient plus gros en taille.

La consultation

Vous pouvez soit vous présenter spontanément à la consultation de votre chirurgien soit avoir été dirigé par votre dermatologue ou votre médecin de famille.

Lors de la consultation, le chirurgien va examiner et préciser le kyste et vous expliquer comment il pourra l’enlever de la façon la moins visible possible. Il pourra prescrire une échographie en cas de doute et pour éliminer un autre diagnostic (lipome, granulome…) Il organisera le retrait sous anesthésie locale au bloc opératoire pour être dans des conditions d’asepsie-antisepsie parfaites.

Une feuille de dépassement d’honoraires, qui en fonction de votre mutuelle pourra être pris en charge de façon partielle ou totale, vous sera remise.

Suites post-opératoires

Vous referez votre pansement vous même tous les jours ou tous les deux jours.

En fonction de la localisation, des points de suture non résorbables pourront être à retirer.

Un rendez-vous de consultation de contrôle avec votre chirurgien permettra de vérifier le bon déroulement de la cicatrisation.

Il ne faut pas se baigner pendant la phase de cicatrisation.

Par la suite, des soins de cicatrice avec des crèmes spécifiques vous seront prescrits pour faire en sorte que la cicatrice soit fine et belle.

L'intervention

Elle se fait au bloc opératoire.

L’intervention est faite en ambulatoire sous anesthésie locale, il n’y a pas besoin de réaliser une consultation d’anesthésie au préalable.

L’incision est réalisée en regard du kyste, ou près de lui dans un pli. Le kyste est envoyé en analyse anatomopathologique. Une fermeture soigneuse en plusieurs plans est réalisée, éventuellement cachée dans une ride ou un pli naturel.

Un petit pansement est posé sur la plaie en fin d’intervention.