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Vous vous posez des questions sur l’augmentation mammaire par pose d’implants mammaires? Vous êtes sur la bonne page, voici toutes les informations nécessaires à la compréhension de cette intervention de chirurgie esthétique du sein.

Entre le type, la texture, la taille de la prothèse etc, il  est difficile de comprendre quelque chose simplement sur les prothèses mammaires.

Sachez premièrement qu’il n’existe pas de formule magique mais une solution adaptée à chaque patiente en fonction de ce qu’elle attend. Ainsi, vouloir la même taille de prothèse que sa copine opérée est souvent inadapté car cela dépend de nombreux facteurs (taille de la patiente, morphologie du thorax, forme des seins, attentes…).

La chirurgie d’augmentation mammaire par implants prothétiques s’adresse aux femmes qui présentent un manque de volume de leur sein ou qui souhaitent plus de volume.  Ce manque de volume peut être dû à votre morphologie, ou à vos grossesses ou bien encore à un amaigrissement important ayant « vidé » le volume de vos seins.

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D’ailleurs, cette intervention peut bénéficier d’une prise en charge par la sécurité sociale chez les patientes ayant une absence totale de sein.

La poitrine étant une marque de la féminité, beaucoup de femmes s’attachent à restaurer ou obtenir le volume de seins qui les satisfait. D’ailleurs dans votre désir de réaliser cette chirurgie, c’est votre avis qui doit compter et non pas celui de personnes qui vous influencent dans un sens ou dans l’autre. Retenez une règle simple dans la chirurgie d’augmentation mammaire : plus le volume demandé est grand, moins le résultat donnera un aspect naturel. L’utilisation de prothèses présente l’avantage de donner un résultat immédiat et de pouvoir offrir une augmentation importante de la taille de la poitrine. On peut également jouer sur la projection du sein en fonction du type de prothèses, c’est à dire, pour un même volume, donner un bonnet (projection) plus important au sein.

Généralement toutes les patientes souhaitent avoir un résultat naturel  avec la hantise que sur la plage, les personnes autour ne remarquent la présence de prothèses mammaires sous le maillot de bain. Ca tombe bien, c’est ce que votre chirurgien va chercher à avoir : un résultat naturel avec un joli décolleté.

Le docteur Rémi Foissac réalise cette intervention de chirurgie esthétique sur Nice à la clinique Saint-George.

Les travaux du Dr Foissac sur l'augmentation mammaire

J’ai réalisé ma thèse de doctorat sur la chirurgie esthétique et réparatrice d’augmentation mammaire et la réduction mammaire. Je me suis intéressé plus particulièrement à la prise en compte de la qualité de peau de la patiente afin d’adapter la technique et d’obtenir le meilleur résultat possible. J’ai publié ces travaux dans l’un des plus grands journaux de littérature scientifique internationale (Journal of Plastic and Reconstructive Surgery, 2015).

Cette chirurgie occupe une place importante dans mon activité et également dans les congrès scientifiques auxquels je participe.

J’ai également rédigé un article dans l’Aesthetic Plastic Surgery, en collaboration avec un confrère, portant sur l’augmentation mammaire par voie axillaire endoscopique.

Rétro-musculaire /pré musculaire / « dual plane »… ça veut dire quoi ?

Les prothèses mammaires peuvent être positionnées devant le muscle ou derrière le muscle grand pectoral. Le muscle grand pectoral est le muscle présent au niveau de votre poitrine. Il est situé sous votre sein, ce muscle est large et puissant. Le fait de le sectionner à sa partie inférieure pour la chirurgie mammaire ne laisse pas de séquelles fonctionnelles.

De façon naturelle, la glande mammaire se trouve devant le muscle. Cependant si la patiente a une peau fine (appréciée lors de l’examen par votre chirurgien par le PinchTest), le fait de placer l’implant devant le muscle peut entraîner une visibilité de la prothèse dans le décolleté. Cette visibilité de la prothèse est inesthétique et non naturelle. On place alors la prothèse derrière le muscle après l’avoir détaché à sa partie inférieure afin que sa partie supérieure soit cachée et ainsi la prothèse non visible.

Le terme « dual plane » ou encore bi-plan signifie que la prothèse est recouverte par deux tissus: à sa partie supérieure le muscle, à sa partie moyenne par la glande mammaire.

Où sera ma cicatrice ?

Trois possibilités pour introduire l’implant mammaire :

Dans l’aisselle (voie axillaire)

Autour du mamelon (voie péri-aréolaire)

Dans le sillon inférieur du sein (voie sous mammaire)

Par exemple, la majorité des chirurgiens américains, qui sont les plus grands poseurs de prothèses mammaires, utilisent préférentiellement la voie sous-mammaire.

La voie péri-aréolaire est assez utilisée en France, et la voie axillaire est également plus utilisée en Europe qu’aux Etats Unis.

Il n’existe pas une voie d’abord parfaite ou supérieure à l’autre. Le choix de la voie d’abord doit se faire en fonction de votre demande et le chirurgien vous aidera à choisir la cicatrice la plus adaptée à votre demande.

On peut considérer la cicatrice de la voie axillaire comme une cicatrice « socialement visible » car cette cicatrice peut se voir lorsque la patiente lève les bras notamment pour s’attacher les cheveux. La voie sous-mammaire et la voie péri-aréolaire sont, elles, des cicatrices « intimement visibles » car elles pourront se voir lorsque la patiente aura la poitrine nue.

Retenez que, au bout de quelques temps, quelle que soit la cicatrice choisie, celle-ci sera quasiment invisible, d’autant plus si vous avez, après votre intervention, réalisé vos soins de cicatrice pour obtenir une cicatrisation optimale.

Suites post-opératoires

Le retour à la maison se fait avec le soutien-gorge médical. Si besoin, le contenseur sera mis en place : il permet de rapprocher les prothèses et d’exercer une pression vers le bas afin que, durant la phase de cicatrisation et d’intégration des prothèses, celles-ci évitent de se retrouver placer trop hautes.

A la maison, une douche tiède rapide est autorisée tous les jours.

Le pansement posé tout de suite après l’intervention est étanche et doit être laissé sans y toucher pendant 7 jours.

Le soutien-gorge médical est à porter en permanence pendant 1 mois sauf pendant la douche ou le temps de laver votre soutien-gorge.

Une consultation de contrôle à 6-7 jours est prévue pendant laquelle le pansement sera refait.

Une consultation à 1 mois permettra de vérifier que tout se passe bien et autorisera la reprise d’une activité sportive.

Quel type d’implant choisir ?

Actuellement il existe plusieurs types d’implants mammaires utilisés.

Ceux pré-remplis de gel de silicone

Ils représentent la grande majorité des implants posés dans le monde. Le silicone utilisé est désormais extrêmement sûr et les gels sont dits cohésifs. Ce gel cohésif permet, si la prothèse se perce, d’éviter que du silicone ne parte dans votre sein.

Ceux pré-remplis d’un hydrogel ou de sérum physiologique

Ils ont l’ inconvénient d’une consistance moins naturelle et, en cas de rupture, la vidange de la prothèse est complète.

Ceux en polyuréthane

Ils ont l’avantage de bénéficier d’une absence de rotation, d’un double contour et présentent un risque de coque très faible. Il s’agit donc d’une solution de choix parmi prothèses anatomiques.

Quelle forme d'implant ?

Il existe des implants ayant une forme ronde et des implants ayant une forme anatomique (dits en  goutte d’eau).

Les implants ronds

Ce sont les implants les plus posés dans le monde. Ils ne donnent pas, contrairement à ce que pense la majorité des gens, des seins ronds et non naturels. Ces prothèses sont remplies à un certain niveau (pré-remplissage). Ainsi quand la prothèse est à la verticale le gel va vers le bas de la prothèse et l’appui du muscle sur la partie supérieur lui donne au final un aspect anatomique. Il n’est pas recommandé de mettre ce type de prothèses pour des femmes n’ayant aucune poitrine ou chez des femmes présentant des seins qui tombent avec un aspect creusé du décolleté. Contrairement à ce que l’on peut penser, les implants ronds ne donnent pas des seins ronds mais préservent le côté naturel du sein lorsque la poitrine de la patiente s’y prête.

Les prothèses anatomiques

Elles ont une forme plus naturelle et de très bonnes indications. Cependant il existe un risque de rotation, c’est à dire que votre implant tourne et qu’il faille vous réopérer pour le remettre à sa place…

Les prothèses en polyuréthane permettent d’annuler cette complication mais nécessite souvent de passer par voie sous-mammaire et avec une incision un peu plus grande.

Chaque forme de prothèse a donc des indications particulières et votre chirurgien vous conseillera sur le meilleur choix pour vous.

Quelle taille d’implant choisir ?

Le choix de la taille de l’implant est fonction de la patiente. D’une part l’appréciation de la beauté est subjective et d’autre part en fonction de votre morphologie, la taille de l’implant va varier. Ainsi il ne faut pas retenir une taille d’implant car la même taille d’implant chez une femme mesurant 1,55 m ou 1,70 m ne donnera pas la même augmentation.

En effet, une notion importante à prendre en compte est la base ou taille de votre sein. Cette base de votre sein doit idéalement correspondre à la taille de l’implant afin de donner un résultat le plus naturel possible et de remplir complétement votre sein.

En consultation, votre chirurgien vous fera essayer des prothèses d’essai afin de choisir avec vous le volume de prothèses vous correspondant au mieux.

Le déroulement des consultations

La première consultation

  • Elle a pour but de faire connaissance avec votre chirurgien et qu’il vous apporte toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser. Il est important que lors de cette consultation une relation de confiance, un feeling naisse entre vous et votre chirurgien.
  • Lors de cette consultation, le chirurgien va relever vos antécédents, prendre des mesures cliniques sur votre sein et cerner au mieux votre demande.
  • Dès cette première consultation, un bilan sénologique comprenant une échographie et une mammographie du sein vous sera prescrit et sera à ramener lors de la 2e
  • A la fin de la consultation, le chirurgien vous remettra un devis sur le détail du prix de l’intervention. Ce devis n’est en aucun cas une obligation et n’engage en rien la patiente
  • II vous sera remis également la fiche d’informations de la société française de chirurgie plastique (SOFCPRE) que vous devrez lire attentivement.

La deuxième consultation

  • En France, cette deuxième consultation ne peut avoir lieu qu’après un délai de réflexion minimum de 15 jours, comme toute intervention de chirurgie esthétique.
  • Reprise détaillée de toute l’information sur la technique, l’intervention, les suites, les risques/complications…
  • Le chirurgien va vérifier que tout le bilan d’imagerie du sein est normal.
  • Photo pour votre dossier médical.
  • Signature de la deuxième partie du devis.
  • Programmation d’une date opératoire.

La consultation d’anesthésie

  • L’anesthésiste qui vous endormira vous verra en consultation et au besoin vous demandera des examens complémentaires avant votre intervention.

L'intervention

Elle se déroule sous anesthésie générale, soit en chirurgie ambulatoire, soit en chirurgie conventionnelle avec une nuit d’hospitalisation.

La patiente rentre à la clinique le matin de l’intervention, à jeun, soit à 6h30 soit à 12h30.

Lorsque vous aurez effectué la douche pré-opératoire, le chirurgien viendra dans la chambre pour réaliser les dessins préopératoires qui lui serviront à réaliser au mieux votre intervention.

Vous descendrez ensuite au bloc opératoire où l’anesthésiste et les infirmières de bloc opératoire s’occuperont de vous.

L’intervention dure entre 1h15et 2h00.

Une fois endormie, le chirurgien vous assoit sur la table opératoire afin de juger de la position de la prothèse et du résultat. Il peut alors modifier la taille de l’implant afin de répondre au mieux à votre demande.

Le réveil se fait en douceur et vous reprenez conscience dans votre chambre.

L’intervention peut être réalisée en ambulatoire (sortie le jour-même) ou après une nuit d’hospitalisation. Dans tous les cas, le chirurgien passe vous voir en fin de journée et le lendemain matin pour contrôler que tout va bien, vous informer sur l’intervention et les consignes de sortie et vérifier que le traitement antalgique vous a été prescrit.

La mise en place d’un drain de redon n’est pas du tout systématique. En pratique un redon n’est mis en place que si votre sein avait tendance à saigner facilement pendant l’intervention. Dans la très grande majorité des cas, aucun redon n’est mis en place pour cette chirurgie.

Questions fréquentes

Prothèses mammaires, ça fait mal ?

Chaque patiente a une tolérance à la douleur qui lui  est propre.

En pratique, ce qui peut faire mal, c’est le fait d’avoir décroché le muscle grand pectoral pour mettre les prothèses derrière le muscle. Les progrès de l’anesthésie permettent désormais d’endormir sélectivement les nerfs responsables de la sensibilité du muscle grand pectoral. Ainsi les douleurs sont peu intenses après l’intervention et les patientes ne ressentent alors qu’une sensation de tension et un inconfort lors des mouvements qui peuvent mettre en tension le muscle grand pectoral.

Taille de la cicatrice

La taille va de 3 à 5 cm en fonction de la taille de l’implant et de la morphologie de la patiente.

Pour les implants en polyuréthane, on peut être obligé de faire une incision un peu plus grande.

Les rapports sexuels

Une période de 21 jours est nécessaire sans toucher la poitrine. En effet la prothèse positionnée ne doit pas être déplacée au risque d’altérer le résultat esthétique. La reprise des activités sexuelles doit être douce sans forcer sur la poitrine.

On recommande aux patientes de dormir sur le dos les 15 premiers jours afin d’éviter d’appuyer sur les prothèses.

Les seins peuvent être sensibles les premiers mois et la patiente peut donc avoir une sensation désagréable les premiers temps lorsqu’on touche sa poitrine.

Implants mammaires et grossesses futures ?

Il est tout à fait possible d’envisager des grossesses avec des implants mammaires. Ces derniers n’empêchent bien évidemment pas l’allaitement.

Cependant, si vous avez un projet de grossesse dans l’année ou même dans les deux ans, il vaut mieux avoir en premier votre enfant car la grossesse va créer une augmentation du volume de vos seins et peut altérer le résultat de la chirurgie.

Le contact avec vos enfants

Il faut faire attention les 15 premiers jours car le fait de prendre votre enfant dans les bras va entraîner une contraction de votre muscle grand pectoral et peut ainsi être désagréable ou faire bouger votre prothèse. Par ailleurs il est classique que les enfants donnent involontairement des coups dans la poitrine ce qui peut être douloureux et parfois même déclencher un hématome.

La douche

Dès le premier pansement passé, un pansement étanche est posé sur la cicatrice permettant la douche. Celle-ci doit être tiède et rapide.

Le sport

1 mois sans sport du haut du corps doit être respecté.
A partir du 15e jour, le sport sur la partie inférieure du corps (cuisses, jambes…) est possible en reprenant progressivement.

Le massage des seins

A partir du 15e jour, il faudra débuter le massage des cicatrices. Votre chirurgien vous remettra une ordonnance détaillée sur les soins de cicatrice.

A partir du 21e jour, il faut masser et assouplir les seins pour drainer l’oedème encore présent.

Dans combien de temps devrai-je changer mes prothèses ?

Classiquement, on considérait que la longévité des prothèses était de 10 ans. L’amélioration de l’industrie pharmaceutique dans l’implant mammaire a permis d’améliorer leur longévité, leur qualité et leur texture. On peut désormais espérer attendre 15 ans avant de devoir changer les implants.

Les prothèses PIP

Plus aucun chirurgien ne pose de prothèses de type PIP. Les prothèses utilisées à la clinique sont des prothèses sûres issues de grands laboratoires pharmaceutiques présentant toutes les conditions nécessaires de sécurité.  Ainsi, ne vous parasitez pas l’esprit avec cela, votre chirurgien vous posera les meilleures prothèses possibles.

Les prothèses sont-elles gênantes à terme ?

Non pas du tout. Contrairement aux prothèses de fesses, on oublie rapidement la présence des implants.

Peut-on avoir un arrêt de travail ?

Si vous êtes dans le cadre d’une intervention de chirurgie réparatrice, comme dans le cas d’une atrophie mammaire, vous avez droit à un arrêt de travail initial. Pour les interventions esthétiques, aucun arrêt de travail n’est possible et vous devez vous organiser pour pouvoir prendre une semaine de congés après l’intervention.

La sensibilité des seins et mamelons

Après la pose d’un implant, la sensibilité du mamelon peut être augmentée. Cela dépend des femmes. Le passage par voie péri-aréolaire peut entraîner une baisse transitoire de la sensibilité ou au contraire des mamelons hyper-sensibles. Dans tous les cas, ces effets sont transitoires et tout cela se normalise dans les mois qui suivent l’intervention.